Interview Retailer Insight – Uebervart Shop Francfort

Pascal Prehn · 25.02.2016 · Mis à jour le 28.02.2021 · interviews

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UEBERVART devrait entre-temps être connu de tout habitant d'Allemagne intéressé par les sneakers et la mode ! Nous nous sommes entretenus avec le fondateur, Daniel Steindorf, au sujet de Francfort, de sa boutique et des marques à venir, mais lis toi-même !

Daniel, raconte-nous donc s'il te plaît pourquoi tu as fondé Uebervart à l'époque ?

L'idée de fonder Uebervart m'est venue en 2007 pendant la rédaction de mon mémoire de fin d'études. Non pas parce que celui-ci traitait d'un concept de retail, mais parce que je voyageais beaucoup à cette époque, entre autres à Paris et à Londres. Là-bas, il y avait partout des boutiques qui proposaient de la mode masculine cool et jeune. Seulement pas à Francfort. C'est ainsi qu'est née l'idée, l'ouverture a eu lieu en août 2008.

Qu'est-ce qui rend la "scène" francfortoise si différente ?

Eh bien, c'est la plus petite grande ville ou le plus grand village du monde. Je préfère les deux, selon l'humeur. Il y a surtout beaucoup d'argent à FFM grâce aux banquiers et aux avocats, et d'autre part c'est très international grâce à l'aéroport, à la BCE et aux entreprises. En plus, la ville est justement un peu plus rude et plus dangereuse (ou comme nous disons : "plus racaille") que d'autres villes en Allemagne. Et à cause de l'étroitesse de la ville, il ne naît justement pas de quartiers, mais tout se mélange. C'est justement ce qui marque notre Francfort aka Crankfurt aka Bankfurt. Et nous sommes en plein dedans avec la boutique Uebervart.

Ta sélection de produits est assez variée. Du streetwear à côté de la hi-fashion. Comment cela s'est-il fait ?

Cela s'est simplement mélangé à un moment. Au début, j'ai fait les achats selon la devise „C'est une marque cool, elle n'existe pas en ville, elle me plaît, elle va avec la boutique, donc j'achète.“ C'est ainsi qu'est né le mélange coloré. Nos clients aimaient ça, les surprises et les possibilités de se créer chez nous un style à eux. J'y suis donc toujours resté fidèle. Aujourd'hui encore, avec notre taille et une „buying-team“ de 3 personnes, nous procédons toujours ainsi. C'est le mélange qui fait tout.

Tu as en Allemagne l'un des rares comptes adidas „Consortium“ et Converse „first string“. Est-il selon toi important d'avoir des comptes limités ?

Oui, pour nous en tout cas. Nous ne sommes pas une boutique de sneakers classique au sens propre, mais plutôt du „contemporary menswear“. Cela signifie en retour que nos clients sont très bien informés et cherchent chez nous de la marchandise sélectionnée, limitée et spéciale. Ça commence par la veste et ça va justement jusqu'à la sneaker. C'est donc essentiel pour nous.

Quand tu regardes l'évolution de ces dernières années, qu'est-ce qui t'a le plus surpris concernant les innovations produit ?

Personnellement, je dis très clairement :la technologie BOOST d'adidas. Mais dans la mode aussi il s'est passé beaucoup de choses : j'adore par ex. la technologie Thermore d'Aspesi d'Italie, un tissu thermique développé par le label lui-même, super léger et chaud.

Quelle chaussure est selon toi LE retro de ces dernières années ?

Il y en a trois (et pour moi en tant que joueur de tennis passionné très clairement) :1. Reebok Club C 85 2. Nike Air Oscillate (pas un retro classique au sens propre) 3. Nike Tennis Classic AC

Quelle importance a pour toi le fait de proposer aussi des marques qui ne sont pas encore solidement ancrées dans la scène sneakers, comme par exemple Ransom, etc. ?

Pour notre assortiment, nous ne voyons pas ces marques que nous achetons comme de pures marques de sneakers mais comme des marques de chaussures qui fonctionnent parallèlement aux sneakers. Cela rend les choses plus faciles, car elles évoluent alors en dehors de la concurrence et on atteint un autre client. Common Projects par exemple marche très bien chez nous.

Que t'es-tu fixé pour les prochaines années concernant ta boutique ?

Nous sommes justement en pleine phase de transformation de notre boutique Uebervart. Nous obtenons ainsi 20 m² de surface de vente en plus. Un engagement envers notre emplacement donc. En ligne, beaucoup de choses vont changer et s'améliorer considérablement dans les 3 prochains mois. À cela s'ajoutent de nouvelles marques, entre autres Gosha Rubchinksy, Joseph et Billionaires Boys Club. En plus, nous avons de nouveau Stussy à bord. Comme vous le voyez, c'est donc surtout le portfolio qui continue d'être affiné. À cela s'ajoute que nous développerons certainement plus fortement notre propre marque UBRVRT. Ici arrive dès l'été une petite gourmandise ;)

Penses-tu que l'en ligne devient de plus en plus important, ou penses-tu que le client ne va pas bientôt de nouveau préférer recourir au conseil personnel ?

Très clairement : instore is king !!! Nous le remarquons très fortement justement ces derniers mois.

FSV ou Eintracht ?

Depuis 1986. Pour toujours. Quoi qu'il arrive. SGE.

Merci beaucoup !

daniel steindorf uebervart frankfurt

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